C’est dans cette tente, qu’a été créée l’
Encyclopédie du poutinisme militaire orthodoxe.
C’est dans cette tente, qu’a été créée l’
Encyclopédie du poutinisme militaire orthodoxe.
24.04. 2024, à l’âge de 66 ans, j’ai été contrainte de fuir la Russie pour échapper aux persécutions des services secrets russes, dont l’objectif était mon élimination physique.
Cependant, le harcèlement s’est poursuivi à l’étranger — en Turquie et en Géorgie, où les agents des services secrets russes sont omniprésents.
Le 29 septembre 2024, j’ai déposé une demande d’asile en Suisse, fournissant les preuves de l’impossibilité de mon retour en Russie. Pourtant, l’examen de mon dossier par le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) de Suisse a été marqué par de graves violations de procédure : aucune traduction adéquate du procès-verbal de l’audition ne m’a été fournie, mes réponses ont été déformées par l’interprète, mes preuves clés ont été ignorées par le SEM, et la décision s’est appuyée sur des circonstances imaginaires et de faux « faits ». Un examen médical prévu a été annulé sans explication. En conséquence, j’ai essuyé un refus d’asile infondé et j’ai été expulsée vers la Géorgie, où je me retrouve à nouveau persécutée, cette fois dans un contexte de catastrophe humanitaire.
Depuis deux ans, moi, femme seule de 68 ans, je vivais dans une tente dans la rue, privée des conditions de vie humaines fondamentales :
• Froid et chaleur : En hiver, la température dans la tente descend en dessous de zéro. En été, elle grimpe jusqu’à 50°C.
• Absence de soins et d’hygiène : Impossibilité d’accéder à une aide médicale ou à un traitement (absence de conditions de conservation des médicaments). Impossibilité de se laver ou de laver son linge.
• Ressources minimales : Alimentation réduite à des rations sèches et de l’eau froide. Absence d’électricité, de chauffage, de climatisation ou de réfrigérateur. Absence de gaz, d’équipement d’hiver, de vêtements chauds et de chaussures adaptées.
Ma situation ne se résume pas à l’absence de logement. Les services secrets russes exercent à mon encontre un harcèlement transfrontalier constant :
• Incitation à une haine généralisée et à l’hostilité de la part de la population locale, orchestrées sur la base de calomnies, des insinuations et des “preuves” forgées de toutes pièces.
• Tentatives de meurtre déguisées en accidents (notamment par le sabotage des freins de mon vélo).
• Atteintes à l’intégrité physique, notamment des attaques systématiques contre mes yeux.
• Intimidations, menaces et violences physiques.
• Campagne ciblée de privation systématique de sommeil (via un système d’appareils électroniques placés autour de mon campement, programmés pour diffuser des sons assourdissants).
• Dégradation de biens (tente, matelas pneumatique, vélo).
• Sabotage de la part du secteur des services (vente de produits de mauvaise qualité et nocifs).
• Terreur numérique sans précédent : piratage de mon smartphone et cyberattaques constantes entravant mon activité créative (blocage et sabotage du fonctionnement des applications et des logiciels, y compris de l’IA, destruction et altération de données, création de difficultés techniques persistantes).
• Un acte de pression monstrueux : l’assassinat de ma mère en Russie le 20 octobre 2025.
Tout ce système de persécution transfrontalière n’a qu’un seul objectif — m’anéantir ou briser ma volonté : me contraindre au silence, me forcer à retourner en Russie ou me pousser au suicide. Et c’est précisément pour cela que je ne me tais pas et que je continue à vivre et à créer, malgré tout : les difficultés techniques, des conditions de vie assimilables à de la torture, la pression psychologique, l’hostilité de la population locale et l’impossibilité d’accéder aux soins médicaux.
Mon œuvre en tant qu’écrivain, satiriste et artiste, dénonçant la guerre et le régime de Poutine, fait l’objet d’un blocage systématique sur toutes les principales plateformes russophones ainsi que sur certains réseaux internationaux (9 réseaux sociaux et 2 portails littéraires). Cette censure totale est la meilleure preuve de la valeur idéologique, de l’importance et de l’actualité de ma parole.
Ce projet est ma réponse à ceux qui tentent de m’anéantir. Dans des conditions confinant au traitement inhumain, je crée ces textes pour :
• Dénoncer le flux incessant de folie politique, d’arbitraire, de mensonges, de cynisme et de cruauté.
• Alerter l’opinion publique internationale sur les besoins de ceux qui souffrent de la guerre et des régimes autoritaires.
• Convertir cette attention en aide concrète, en incitant les lecteurs à faire des dons directs à des fondations de confiance soutenant l’Ukraine.
Chaque miniature, pièce ou article que vous lisez est le fruit d’efforts inouïs : une vie spartiate sous une tente, affrontant une chaleur insupportable, le froid, la faim, la persécution constante, le désespoir et la détresse.
Ceci n’est pas qu’un simple texte. C’est un témoignage de courage, d’une volonté inébranlable et d’une résistance active. C’est, en même temps, un instrument d’aide pour ceux qui, comme moi, sont victimes, démunis et désespérés.
Le 27 mai 2026, une tentative d’élimination physique a été perpétrée contre ma personne. Deux hommes corpulents ont escaladé la clôture pendant la nuit, ont saccagé mon campement sur les collines de Vaké, et m’ont battue, torturée, tourmentée et mutilée pendant une heure entière. Ils m’ont cassé au moins cinq côtes et ont perforé un poumon. Pneumothorax, hémothorax, cinquante coups à la tête, rupture du tympan, ecchymoses et hématomes multiples.
Les criminels m’ont dépouillée de tout mon argent, de deux téléphones, de chargeurs, de batteries externes et même d’une multiprise — en un mot, de tous mes outils de travail — ainsi que de 7 cartes mémoire contenant mes archives et de mon passeport international. Avec une hypocrisie totale, ils m’ont suggéré de me présenter le lendemain matin au consulat de Russie pour récupérer mon passeport.
Ils m’ont ensuite laissée pour morte au sommet de la colline, me privant délibérément de toute possibilité de rejoindre un hôpital ou d’appeler les secours. La descente de la montagne est abrupte et rocheuse ; descendre la nuit sans lampe de poche avec un pneumothorax quand on ne peut plus respirer, quand on a l’œil gonflé, que les lunettes sont perdues et qu’on ne voit rien, quand les genoux tremblent sous le coup de la terreur et de la douleur intolérable, et que l’esprit est paralysé par le stress… C’est exactement ce sur quoi ils comptaient : que je manque de force et de courage, que je trébuche et me brise le cou, que je tombe d’une falaise, que j’étouffe ou que je perde connaissance.
Mais je suis descendue. En puisant dans mes dernières forces, je me suis traînée jusqu’au parc Vaké où, par chance, j’ai immédiatement rencontré des personnes qui ont alerté la police et les secours.
Si ce livre vous a plu, s’il vous a fait réfléchir ou rire (à travers les larmes), soutenez l’auteure dans la mesure de vos moyens.
Les criminels m’ont volé toutes m’ont privé de toutes mes économies, les soins médicaux ont coûté plus de 1500 $ (argent emprunté), et j’ai désormais besoin d’une longue rééducation, d’un logement décent, de nourriture et de médicaments.
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